vendredi 16 janvier 2015

Naftal veut construire une raffinerie des huiles industrielles usagées

La Société nationale de transport et de commercialisation  des produits pétroliers (Naftal) envisage de mettre en place une unité de raffinage des huiles industrielles usagées lesquelles sont, jusqu'à maintenant, exportées, a indiqué, jeudi à Alger, le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi. 

 

         La Société nationale de transport et de commercialisation des produits pétroliers (Naftal) envisage de mettre en place une unité de raffinage des huiles industrielles usagées lesquelles sont, jusqu'à maintenant, exportées, a indiqué, jeudi à Alger, le ministre de l'Energie, Youcef Yousfi.          "Naftal étudie actuellement la possibilité de créer une raffinerie pour  le traitement des huiles (industrielles) usagées", a indiqué M. Yousfi lors  d'une séance de questions orales au Conseil de la Nation. En attendant, a-t-il tenu à préciser, le pays continuera à exporter  ces huiles usagées vers des marchés internationaux. Questionné lors de cette séance sur le fait que l'Algérie  perd annuellement des quantités considérables d'huiles usagées issues notamment  des activités pétrolières, le ministre a fait savoir que Naftal récupère annuellement  18.000 tonnes de ces huiles. Il a ajouté que l'investissement dans le raffinage des huiles usagées  était ouvert, et ce, depuis 1996.        

 

  En outre, le ministre a indiqué qu'un programme ambitieux pour la construction  de plusieurs raffineries pétrolières était en cours d'exécution par son département  ministériel, faisant savoir que des offres techniques sont en cours d'évaluation  pour la réalisation de nouvelles raffineries dont l'une sera implantée dans  la wilaya d'Illizi. Ces réalisations vont permettre, selon M. Yousfi, de satisfaire entièrement, dans quelques années, les besoins du marché national en carburants notamment  et, même, d'en dégager un excédent qui sera destiné à l'exportation.          Invité à donner des explications sur la fermeture de la raffinerie d'In  Amenas (Illizi) après six ans d'exercice alors qu'elle avait été mise en service en 1980, le ministre a relevé que les pouvoirs publics avaient  pris la décision de son arrêt en 1986 après avoir constaté un mouvement du sol  ayant causé des fissures dans la structure de la raffinerie et les habitations  de proximité, écartant ainsi toute réouverture de cette installation. Il a, toutefois, indiqué que le groupe Sonatrach étudiait la possibilité  de déplacer cette raffinerie ou quelques unes de ses unités vers une autre  région plus stable et sécurisée.         

 

 

Par ailleurs, M. Yousfi a indiqué que la production du complexe gazier de Skikda, qui avait subi une explosion en 2004, avait atteint 13 millions  de m3 à fin décembre 2014, confirmant le renforcement des capacités de  ce complexe.  



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